Toit de chaume : avantages et conditions de pose

Deux constructions sont possibles pour fixer le chaume sur le toit.
Une construction ouverte et une construction fermée.

La construction ouverte (traditionnelle).

Avantages :

  • Méthode qui a largement fait ses preuves (plus de 6 000 ans d’expérience)
  • Construction très légère
  • Ventilation optimale sans formation de condensation
    (par exemple : évacuation optimale de l’humidité au-dessus d’une étable)
    Aspect visuel : le chaume est visible de l’intérieur (pour certains, un avantage esthétique).

Inconvénients :

  • Très grande perte d’énergie au-dessus des pièces chauffées.
    (présence de courants d’air)
  • Ne satisfait pas aux nouvelles exigences en matière de construction (Rc = 0)
  • Une isolation (complémentaire) responsable est difficile à réaliser
    (Lorsqu’on réalise cette isolation, le toit doit être rendu étanche à la vapeur de l’intérieur, ce qui est très difficile)
  • « Dépoussiérage » pratiquement impossible
  • Relativement inflammable (primes d’assurance élevées pour l’habitation/le mobilier).

La construction fermée / Toiture à construction vissée.

Avantages :

  • Le chaume contribue à la valeur d’isolation (Rc = 1,25 et plus)
  • Permet de satisfaire à la réglementation la plus récente sur la construction en cas de rénovation du toit en chaume
    (en partie en fonction de la sous-construction choisie)
  • Sécurité incendie élevée (assurance au prix d’un toit de tuiles)
  • Finitions intérieures impeccables (pas de poussière, pas de courants d’air)
  • En cas d’utilisation de panneaux vissés, une portée plus grande est possible (2,5 mètres) - confère à la partie intérieure un aspect « net », réduit les pannes.

Inconvénients :

  • La méthode est relativement nouvelle (sur underlayment 35 ans, sur panneau d’isolation 8 ans) ; Il est possible qu’une certaine sous-construction s’avère prolonger davantage la durée de vie du toit qu’une autre sous-construction
  • La méthode paraît plus coûteuse à mettre en œuvre (surtout en cas de rénovation du toit) car le panneau représente un coût supplémentaire qui ne peut pas être compensé par la sous-construction ou par une économie de temps sur la pose. Toutefois, cet investissement se récupère grâce à une facture énergétique réduite et à des primes d’assurance habitation et mobilier moins élevées. 

Sur un toit vissé, le chaume est fixé au moyen d’un fil d’acier inoxydable (fil fin) doté d’une vis. La vis est vissée dans le panneau et le fil fin est fixé à un fil épais entre lequel le chaume est coincé